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Pourquoi faisons nous de l'emploi durable et de la lutte contre l'isolement une priorité ?


La précarité concerne plus de 14% de la population française et touche toutes les couches de la population. L'extrême précarité a même bondi de 69% entre 2002 et 2012 : aujourd'hui, 2,3 millions de français vivent avec moins de 660 euros par mois.


Les multiples visages de la précarité

Dans les rues, la précarité n'a pas un visage mais milles visages. Ils sont 8,9 millions selon l'Insee.  Un peu plus de la moitié d'entre eux ont moins de 30 ans. Un sur dix a plus de 60 ans.  
Des jeunes  et des seniors donc, mais aussi des femmes, des enfants, des handicapés. Toutes les couches de la population sont touchées.

 

L'emploi n'est plus un rempart contre la précarité

Certes, la part de ces citoyens pauvres (42%) est trois fois plus élevée dans les quartiers dits "prioritaires" que la moyenne nationale, mais ces deux millions de personnes représentent moins d'un quart (23%) de la population pauvre en France. On trouve les 77% restants dans nos villes, en zone périurbaine et rurale… 
En France, la pauvreté concerne un enfant sur cinq. Selon Eurostat, la situation s'est fortement dégradée entre 2003 et 2012 en raison de la crise économique : 158.000 enfants pauvres supplémentaires, dont 110.000 très jeunes. La plupart appartiennent à des familles frappées par le chômage. Mais ce sont aussi des enfants de salariés précaires, mal rémunérés. Plus d'un enfant pauvre sur dix vit avec deux parents qui travaillent et un tiers sont élevés au sein d'une famille monoparentale. Avec des mamans, explique le Centre d'observation de la société, "découragées devant les difficultés à trouver un travail, les bas salaires ou les horaires incompatibles avec la charge d'enfants". Selon l'Insee, deux millions de familles monoparentales vivent dans la pauvreté.

Le taux de chômage bat des records chez les moins de 25 ans (22,1%). L'an dernier, la moitié des jeunes sans diplôme, sortis du système scolaire trois ans plus tôt, étaient sans emploi – contre un quart en 2001 –, selon un rapport du Centre d'études et de recherches sur les qualifications (Céreq). Et le taux de chômage des jeunes diplômés de l'enseignement supérieur, trois ans après leur sortie du système universitaire, a doublé (de 5 à 10%) en quinze ans. Aujourd'hui, 20% des jeunes adultes vivent sous le seuil de pauvreté. Alors que le logement mobilise plus de la moitié de leur budget, un étudiant sur cinq renonce à se soigner faute de moyens, selon l'étude Pacte Santé 2017 de la Croix-Rouge.

Le risque de pauvreté s'aggrave également avec le handicap. Alors que le niveau de vie médian est inférieur de 167 euros à celui des personnes sans handicap, note l'Observatoire des inégalités, près d'un quart des personnes touchées par plusieurs limitations handicapantes vivent sous le seuil de pauvreté. Et plus le handicap est sévère, plus le niveau de pauvreté est élevé. 

De façon générale, les emplois précaires représentent  environ 12% des salariés, soit 3,2 millions de personnes. Ces emplois sont principalement occupés:
  • Par des femmes (80 % des emplois à temps partiel sont féminins), 
  • Par des populations d'origine étrangère (sur les 7 premières années d'activités, les individus d'origine magrébine connaissent des périodes de chômage 3 fois plus longues que ceux d'origine française (Céreq)
  • Par Les jeunes

Précarité et isolement

" Globalement, et nous le savions, la précarité économique multiplie par deux le risque d’isolement relationnel. Nous apprenons désormais qu’elle accélère son arrivée : si l’on est en situation de pauvreté, l’exposition à l’isolement est forte dès trente ans, alors qu’en moyenne nationale, les risques ne sont significatifs qu’à partir de quarante ans "...
Précise  Francis Charhon, directeur général de la Fondation de France

Selon l'étude, 18 % des personnes déclarant des revenus inférieurs à 1 000 euros par mois sont en situation objective d'isolement, contre 9 % dans l'ensemble de la population française. Et entre 30 et 39 ans, 20 % des personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté sont en situation d’isolement relationnel, contre 3 % en moyenne.
 
Mais si la pauvreté accentue la solitude, la réciproque est également vraie, rappelle Julien Damon, sociologue et professeur associé à Sciences-Po, dans La Croix : "L'isolement conduit aussi à la précarité. Ces deux dynamiques s'auto-entretiennent. La pauvreté ne doit pas être uniquement envisagée sur le plan monétaire : l'absence de lien social la définit autant que l'argent."




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